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Symbolisme

Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 15:01

manuel.gif             Guillaume Durand de Mende

4ème de couverture : Dans l'univers des cathédrales tout a un sens symbolique qui mérite d'être perçu et déchiffré. Mais comment procéder, pour découvrir que la cathédrale matérielle est le reflet d'une cathédrale spirituelle ?

C'est cette méthode que nous offre un évêque du XIIIe siècle, Durand de Mende, qui a composé une véritable encyclopédie pour que les générations futures n'oublient pas la signification fondamentale de la cathédrale et des symboles dont elle est porteuse.

Ce texte, l'un des classiques de la pensée médiévale, est aussi un guide d'une surprenante actualité qui nous donne « des yeux pour voir ».

ISBN : 2-909-816-12-5 – Edition : La Maison de Vie 1996 – Prix : 16,50 € – 136 pages.

Avis : Pour être digne d’interpréter l’art symbolique, dit cet évêque du XIIIe siècle il faut que l’homme ait une arche, à savoir la discipline et la vie régulière. Il dit encore que toutes les choses qui appartiennent aux offices, aux usages ou aux ornements de l’Église sont pleines de figures divines et de mystère, ce qu’il propose d’examiner avec attention pour en tirer le miel de la pierre et l’huile du plus dur rocher. Tout y passe dans ce livre médiéval : du carrelage à la cime de la flèche du monument en passant par les calices, cierges, tentures etc. On pourra ainsi se faire une opinion assez complète de l’esprit qui animait les chrétiens du Moyen-Âge.

Guillaume Durand était évêque de Mende en 1285. Il était spécialiste du droit civil comme du droit canonique, il étudia à Paris et en Italie. Devint professeur de droit à Bologne et à Modène. Il eut encore une intense activité juridique, diplomatique, politique et même militaire, puisqu’il combattit en tant que comte de Romagne.

Par Rethy - Publié dans : Symbolisme
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Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 17:09

atlas.gif             Paul de Saint-Hilaire

4ème de couverture : Un signe banal gravé dans une pierre au bord d'un chemin connu, tracé sur un mur devant lequel on est cent fois passé, peut devenir du jour qu'on le remarque le point de départ d'une aventure fantastique, la clé d'un fabuleux trésor, une machine à remonter le temps, le mot de passe pour un monde différent, parallèle, fait d'or, de sang et de mystère, où l'inconcevable devient la réalité de tous les jours.

Ainsi le monde est peuplé de signes dont il fallait un jour ou l'autre établir les cartes, en réunir l'atlas, celui du mystère ...

ISBN : 2-87951-094-8 – Edition : RTL 1985 – Prix : 24,40 € – 287 pages.

Avis : Paul de Saint-Hilaire de son vrai nom Paul Meurice est historien de l'art, président de l'Institut européen de Symbolique et d'Histoire. Journaliste, conférencier et écrivain, sa Belgique Mystérieuse (1973) reste un des best-sellers de l'édition belge. Dans cet atlas l’auteur dénoue plus de mille énigmes de la Seine au Rhin concernant : les trésors enfouis ; les Templiers et ordres chevaleresques ; les sociétés secrètes et demeures philosophales ; les lieux hantés, maudits et ensorcelés. A l’appui de chacun des thèmes qu’il développe il propose un parcours thématique en signalant chaque fois la curiosité à visiter. On trouvera donc dans ce livre la synthèse de quasiment tous les travaux de l’auteur.

Par Rethy - Publié dans : Symbolisme
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Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 14:57

oiseaux.gif À la recherche du sens perdu des mots

                       Baudouin Burger

4ème de couverture : Après 33 ans d'enseignement de la littérature, je me méfie toujours du sens obligatoire des mots et, ces dernières années, je me suis tourné tout naturellement vers une langue ancienne qui utilise les procédés de la langue imagée afin d'aider le lecteur à trouver le sens du réel au lieu de le lui dire en l'assommant avec le sens « propre ». Cette langue du Moyen Âge, c'est la langue des oiseaux et il m'est apparu qu'elle reste très moderne puisque je ne suis plus sûr que la mentalité médiévale soit si loin que cela...

La langue des oiseaux, c'est la langue des anciens alchimistes qui l'employaient afin d'exprimer un propos transgressif sans se faire emprisonner ou tuer par les bonnes âmes de l'époque. Avec leur utilisation des jeux de mots, des rébus, des expressions populaires, avec leur emploi des mots dans leur sens étymologique ou leur invention de néologismes, ils s'écartaient à la fois de la norme linguistique et de l'idéologie de ceux qui l'imposaient. Ils montraient un nouveau sens, une nouvelle façon de comprendre la réalité.

À mon tour, j'emploierai dans ce livre leurs procédés d'une langue multiforme pour expliquer ce monde qui me semble avoir plusieurs sens. Le but n'est plus celui de la rigidité du sens, au contraire. La loi de l'analogie est donc remise à l'honneur pour rapprocher des catégories créées artificiellement. La division entre une langue prétendument claire et une langue dite imagée n'a pas lieu d'être. C'est une différence d'emploi et d'interrogations plus que de vérité des mots.

La langue des oiseaux est la langue de la liberté de parole, la langue de l'ouverture d'esprit, la langue d'un ancien dépôt de sagesse. C'est, dans les deux sens du terme, une langue spirituelle.

Spécialisé en littérature québécoise ancienne, 1’auteur a enseigné à l'université, puis au collège Ahuntsic à Montréal. Préoccupé par l'idée qu'il doit y avoir un sens dans ce monde qui paraît n'en avoir aucun, il a cherché des réponses dans divers domaines : d'abord les mathématiques, puis la littérature, avec des traverses dans les arts de la scène et la psychologie. Aujourd'hui, il reste convaincu que c'est le langage qui est la base et le miroir des misères et de la grandeur de l'être humain.

ISBN : 2-89239-334-7 – Edition : Louise Courteau 2010 – Prix : 19,00 € – 218 pages.

Avis : On ne trouvera pas dans cet ouvrage de révélations fracassantes sur les codes utilisés par les anciens, tels que Rabelais par exemple, pour cacher aux profanes leurs réflexions profondes dans les matières que le clergé de l’époque ne pouvait souffrir. Pour cela rien ne vaut les travaux de Fulcanelli ou de Grasset d’Orcet. Le mérite de Baudouin Burger réside dans le fait qu’il ouvre des pistes pour familiariser son lecteur avec l’analogie, l’homophonie et les différentes façons d’utiliser à dessein les mots de la langue française, à laquelle il se tient, alors que les érudits du Moyen-Âge ne se gênait pas pour jongler avec le latin, le grec ou l’hébreux. Néanmoins, ce livre passionnant, attrayant et ludique devrait faire le bonheur de ceux qui aime les jeux de mots.

Par Rethy - Publié dans : Symbolisme
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Vendredi 29 juillet 2011 5 29 /07 /Juil /2011 14:57

imagination.gif                          Gilbert Durand

4ème de couverture : « La conscience dispose de différents degrés de l'image selon que cette dernière est une copie fidèle de la sensation ou simplement signale la chose ‑ dont les deux extrêmes seraient constitués par l'adéquation totale, la présence perceptive, ou l'inadéquation la plus poussée c'est-à-dire un signe éternellement veuf du signifié, et nous verrons que ce signe lointain n'est autre que le symbole. »

Véritable initiation philosophique, cet ouvrage explore le « fait » symbolique à travers une étude de la place du symbole dans la pensée occidentale et du conflit de la Raison et de l'Image. En envisageant une science et une sagesse nouvelles, il étudie les fonctions philosophiques du symbolisme.

Figure importante des sciences humaines à leur apogée, Gilbert Durand a beaucoup oeuvré pour la restauration de la pensée symbolique. Son oeuvre a été traduite en plusieurs langues.

ISBN : 2-13-053773-1 – Edition : Presse Universitaire de France – Prix : 10,00 € – 130 pages.

Avis : Une extrême confusion a toujours régné dans l’emploi des termes relatifs à l’imaginaire. Image, signe, allégorie, symbole, emblèmes, parabole, mythe, figure, icône, idole, etc., sont utilisés indifféremment l’un pour l’autre par la plupart des auteurs, Gilbert Durant tente dans cet ouvrage de faire le point sur les différentes formes de l’imagination, la « phantasia ». Il définit l’imagination comme une réaction défensive de la nature contre la représentation, par l’intelligence, de l’inévitabilité de la mort. Ainsi ce petit livre d’initiation, part de la psychanalyse freudienne et débouche sur la théophanie. Aussi puisse-t-il inciter le lecteur sans rien renier de sa culture et de ses processus de démystification, à se faire rêveur de mots, de poèmes, de mythe et à s’installer par là, entièrement, dans la réalité anthropologique bien plus vitale pour le destin et surtout le bonheur de l’homme que la morte vérité objective.

Par Rethy - Publié dans : Symbolisme
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Jeudi 17 mars 2011 4 17 /03 /Mars /2011 18:02

licorne.gifLe message initiatique des tapisseries

Heptagone

4ème de couverture : Faisons un saut dans le temps sacré où l'initiation féminine existait.

Les splendides tapisseries du Musée de Cluny nous enseignent une multitude d'éléments, tous, du plus petit au plus grand, d'une parfaite cohérence.

Au centre, intemporelle, la Dame à la Licorne nous invite à la suivre dans un parcours précis pour y découvrir un monde symbolique qui, au-delà des époques, constitue un témoignage exceptionnel d'une tradition féminine.

« L'heptagone, conformément au symbolisme du nombre Sept, exprime une totalité en mouvement, en devenir, en évolution. C'est l'image de la création dans son ensemble, espace, temps, matière, énergie, êtres inanimés, vivants et êtres pensants.

C. Guérillot,
Les Degrés ultimes du Rite Écossais Ancien et Accepté

ISBN : 978-2-35599-041-0 – Edition : Heptagone 2010 – Prix : 16,00 € – 133 pages.

Avis : Ce livre propose le décryptage des différents symboles qui ornent les six tapisseries de la fin du XVe siècle du Musée de Cluny, époque où la plupart ne savaient ni lire ni écrire. On voit ainsi se dérouler, au fil des pages, le chemin qui conduit à la connaissance de la sagesse. On perçoit également que les mondes matériel et spirituel s’unissent dans l’animal fabuleux que représente la Licorne. Cette symbolique s’apparente à l’hermaphrodite de l’hermétisme qui fait penser à la réalisation du Grand Œuvre des alchimistes.

George Sand écrit dans un article de 1847 que les tapisseries sont au nombre de huit. Deux sont donc apparemment perdues, ce qui renforce l’idée que cette œuvre est importante et mérite qu’on s’y attache.

Par Rethy - Publié dans : Symbolisme
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