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Histoire

Dimanche 2 septembre 2012 7 02 /09 /Sep /2012 14:22

archeologie.gif                Jean-Paul Demoule

4ème de couverture : Pensez-vous vraiment que les Gaulois, ces pittoresques barbares, furent nos ancêtres, et que les Romains sont passés par là pour nous civiliser ? Continuez-vous de croire que le baptême de Clovis fut le moment fondateur de l'identité française ? Ou que le Moyen. Âge n'a été qu'une longue nuit précédant la Renaissance ? Alors ce livre est pour vous ! Et pour tous ceux qui n'ont qu'une envie : « reprendre le fil de l'histoire réelle » de la France.

S'appuyant sur l'immense richesse des fouilles menées sur l'ensemble du territoire français, jean-Paul Demoule revisite siècles et millénaires. Il nous emmène à la rencontre de l'Homo erectus, il y a plus de 1,6 million d'années, comme à celle des soldats tombés lors des dernières grandes guerres. On croise aussi avec étonnement (l’Éducation nationale n'en parle en effet jamais dans ses programmes !) ces « colons du Moyen-Orient » qui ont apporté sur notre sol l'agriculture et l'élevage il y a environ sept mille huit cents ans... On redécouvre aussi Alésia et Vercingétorix, les quartiers juifs du Moyen Age et l'influence arabe dans le Sud de la France, ou encore l'affaire des faux de Glozel. Un florilège passionnant débarrassé des apriori idéologiques hérités de la IIIe République.

Ainsi il devient possible de réfléchir en connaissance de cause, à cette fameuse « identité française » qui interroge nombre de nos contemporains. Ce livre décapant rappelle que notre métissage a existé depuis la préhistoire, avec des humains qui étaient tout sauf des sauvages ! Encore un cliché à abattre...

Jean-Paul Demoule est archéologue et professeur à l'université de Paris-1. Il a été président de l'INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives) de 2002 à 2008.

ISBN : 978-2-221-11157-4 – Edition : Robert Lafont 2012 – Prix : 20,30 € – 310 pages.

Avis : Entre doctrines d'État inapplicables, programmes scolaires sélectifs, mémoire collective défaillante et lieux communs culturels, ce que nous pensons savoir de notre propre passé est bien incertain. Le propos de ce livre est, à la faveur des fouilles archéologiques les plus récentes, fouilles préventives pour la plupart, de remettre en cause une grande part des clichés que, nous véhiculons malgré nous. Les hommes préhistoriques étaient-ils des sauvages survivant à grand-peine dans une nature hostile, ou bien exploitaient-ils au mieux leur environnement, avec une diététique très supérieure à la nôtre ? Avons-nous, nous hommes modernes ou Homo sapiens, des gènes en commun avec le farouche homme de Neandertal ? L'invention de l'agriculture a-t-elle été un grand progrès pour l'humanité, ou bien a-t-elle également apporté maladies nouvelles, stress social, violences et finalement inégalités croissantes ? Violences et inégalités sont-elles inhérentes à la nature humaine, ou bien peut-on en situer la date d'apparition dans l'histoire ? Les Gaulois étaient-ils de pittoresques Barbares, vivant dans des huttes sommaires au fond des bois, ou bien les Romains ont-ils mis la main sur des sociétés prospères et organisées, assez peu différentes de la leur ? D'ailleurs, Vercingétorix a-t-il vraiment jeté ses armes aux pieds de César ? Voilà ce que l’auteur de cet ouvrage tente de faire comprendre à son lecteur.

Par Rethy - Publié dans : Histoire
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Jeudi 14 juin 2012 4 14 /06 /Juin /2012 13:51

diane.gif                   Adrien Thierry

4ème de couverture : Diane de Poitiers a fait l'objet de multiples biographies car c'est un des personnages les plus emblématiques du XVIe Siècle. Elle est présentée dans cet ouvrage, écrit par un ancien ambassadeur de France, Adrien Thierry, d'une manière très originale. On se souvient qu'elle doit son rayonnement à la fois à sa naissance, à son intelligence et à son charme, mais aussi au hasard de l'histoire. C'est en effet elle qui accompagna le jeune futur Henri II à la frontière espagnole, au moment où il fut échangé contre son père François Ier qui avait été pris comme otage par Charles Quint. Plus tard, quand il fut libéré, il devint son amant bien qu'il épousa ensuite Catherine de Médicis et devint roi de France. Adrien Thierry, en racontant cet adultère, un des plus scandaleux du XVIe siècle français, d'une manière nouvelle et originale, ne sacrifie pas à l'anecdote et au détail croustillant. Il insiste surtout sur l'importance de Diane de Poitiers, non seulement dans la vie intime du roi Henri II, mais également dans les domaines politique et artistique.

L'éveil de la passion est bien sûr décrit en termes exaltés, mais c'est aussi la vie quotidienne, la littérature, le rôle de Ronsard et de du Bellay qui sont évoqués en même temps que son influence dans le domaine des arts et des lettres. On sait que la carrière de Diane fut brutalement interrompue par la mort accidentelle de son royal amant, ce qui permit à Catherine de Médicis de reprendre tous ses droits et de la chasser de la cour de France.

Adrien Thierry a écrit ce livre au milieu du XXe siècle. Il était introuvable d'où la nécessité de le republier accompagné d'illustrations très originales.

ISBN : 978-2-7048-1136-6 – Edition : France-Empire, 2012 – Prix : 21,00 € – 175 pages.

Avis : Ce n’est pas de la biographie romancée de la maîtresse d’Henri II qu’il s’agit dans cet ouvrage. Ni même des cas piquant de sa vie personnelle. L’auteur, diplomate, à puiser dans les rapports de l’époque la plupart des informations qu’il nous donne sur l’action politique qu’exerçât cette favorite célèbre entre toutes. Il fait découvrir ainsi les mœurs de l’époque à la cour de France au XVIème siècle. On appréciera aussi l’importance du rôle de cette femme sur la vie artistique. L’auteur s’en tient strictement aux données que fournissent les ouvrages de l’époque se gardant bien des légendes qui émaillent le caractère de Diane de Poitiers.

Par Rethy - Publié dans : Histoire
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Samedi 9 juin 2012 6 09 /06 /Juin /2012 14:57

livre.gif       Sophie Cassagne-Brouquet

4ème de couverture : DEPUIS LE MOYEN AGE, L'HISTOIRE DU LIVRE EST INDISSOCIABLE DE CELLE DE NOTRE CIVILISATION OCCIDENTALE.

La passion du livre est bien un trait caractéristique du Moyen Age, un legs que cette période a transmis parmi tant d'autres à notre civilisation occidentale. Les bibliothèques européennes renferment ainsi une grande part de notre patrimoine culturel et artistique, trop souvent méconnu.

C'est cette relation passionnelle que les hommes et les femmes du Moyen Age ont entretenue avec le livre que cet ouvrage souhaite éclairer. La production de cet objet rare et précieux est due au travail lent et laborieux des scribes et au talent des enlumineurs. Les lecteurs et leur façon de lire nous introduisent dans le monde varié des livres du Moyen Age. Les livres ne sont pas seulement un texte mais aussi un fabuleux répertoire d'images. S'il en a les moyens, le commanditaire d'un manuscrit n'hésite pas à faire appel à un enlumineur pour décorer son livre. Les plus grands artistes participent au décor des manuscrits, la peinture est dans les livres.

La diversité des images, leur richesse et leur fantaisie qu'un lecteur contemporain découvre en parcourant les manuscrits du Moyen Age, ce monde de couleurs inaltérées, toujours aussi chatoyantes que ni le temps ni l'usure n'ont pu ternir, sont autant d'éléments qui permettent d'expliquer la fascination qu'exercent encore sur nous les manuscrits du Moyen Age

ISBN : 978-2-7373-5035-1 – Editions Ouest-France, 2010 – Prix : 17,90 € – 125 pages.

Avis : La diversité des images qu’un lecteur contemporain découvre en parcourant les manuscrits du Moyen Age, sont autant d’éléments qui permettent d’expliquer la fascination qu’exercent encore aujourd’hui ces livres. Et, de trop rares expositions dévoilent au public ces œuvres d’art. On trouvera dans cet ouvrage assez complet nombre de reproductions de ces manuscrits les plus célèbre ainsi que tout ce qui est nécessaire à la compréhension de cette passion à cette époque où la majorité des gens étaient illettrés.

Par Rethy - Publié dans : Histoire
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Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 22:12

celtisme.gif            Raimonde Reznikov

4ème de couverture : Bien que notre origine soit celte, que le quart de notre vocabulaire possède des racines celtiques, que nos lieux-dits, fontaines et forêts reflètent la pensée de nos aïeux, que savons-nous de cette civilisation qui a perduré malgré la conquête romaine et qui est restée florissante jusqu'au VIe siècle, imprégnant le christianisme naissant ? Par facilité, nos regards se tournent vers des sources étrangères, car il faut reconnaître que le celtisme, culture orale, a laissé peu de documents écrits.

Nous savons maintenant, grâce notamment à l'archéologie, que la civilisation celte ‑ née en Europe centrale 1 500 ans avant notre ère ‑ se réfère à un passé prestigieux. Raimonde Reznikov scrute pour nous les civilisations indo-européennes et les récits des bardes insulaires du Moyen Age pour nous faire découvrir la spiritualité, la connaissance (et non la superstition) ainsi que les valeurs sacrées d'une civilisation qui a laissé de profondes empreintes dans notre culture. Les druides, comme on l'ignore trop souvent, étaient de véritables savants, des astronomes hors pair et des physiciens émérites, ce qui leur permettait de décrypter le cosmos et de donner un sens à notre présence ici-bas. Une ferme croyance en l'immortalité de l'âme galvanisait les guerriers celtes, certains qu'ils étaient d'accéder à l'Autre-Monde. Nous apprenons ainsi à mieux comprendre les symboles de la cosmogonie druidique, et à nous imprégner de leur haute spiritualité que divers groupes tentent aujourd'hui de faire revivre.

Près de 200 illustrations, la plupart inédites, rehaussent l'intérêt de ce texte au ton simple et fervent.

ISBN : 2-7033-0398-X – Edition : Dangles, 1994 – Prix : 24,79 € – 381 pages.

Avis : Si, le génie pervers et insaisissable qui, depuis 2 000 ans, s'est acharné à vouloir ôter de nos mémoires toute admiration éventuelle pour notre propre passé, a échoué. Si les Galli du latin sont morts ‑ ou presque ‑ sous les quolibets d'une histoire mensongère, ils reviennent aujourd'hui grandis, idéalisés sous leur nom grec de Celtes, et ce n'est que pure justice.

La civilisation celtique anéantie par le matérialisme romain, écrasée par la brutalité des Germains, occultée par la supercherie d'une prétendue supériorité des peuples du Moyen-Orient, possédait d'évidentes affinités avec celle de la Grèce archaïque. Des légendes mystérieuses associèrent leurs deux cultures dans ce qu elles avaient de plus sacré.

De plus en plus nombreux sont nos contemporains qui se sentent étouffés dans la société de consommation sans frein. Ils ne se reconnaissent plus dans un monde où 1’individualité est pénalisée (sinon interdite et sanctionnée), où la solidarité doit dépasser par la contrainte les limites d'un clan trop élargi. Ils aspirent à quelque chose d’indéfinissable ayant trait à leurs racines. Le charme étrange dégagé par ce qu'ils savent déjà de la civilisation celtique les fascine. Une sorte de nostalgie d'un bien personnel qu'on leur aurait volé excite la curiosité. Au mot Celte apparaît, dans l'inconscient un paradis perdu dont l'horizon voilé cache à peine les contours d'une Hyperborée légendaire cernée d'icebergs de cristal.

Par Rethy - Publié dans : Histoire
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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 16:15

celtique-copie-1.gif              Au pied des menhirs

                 Robert Ambelain

4ème de couverture : Cet ouvrage se présente avec le simple désir de résumer et rassembler des données éparses et peu accessibles au grand public quant à la Tradition Celtique, considérée tant sous l'angle de la religion que des enseignements ésotériques en découlant. Il est en effet particulièrement important, en notre époque de profonde mutation spirituelle, de montrer que l'Occident possède, lui aussi, une de ces religions purement métaphysiques qu'on supposait ‑jusqu'à présent du moins ‑ l'exclusif privilège de l'Orient.

L'ouvrage aborde d'abord la théodicée des Druides et étudie leurs conceptions religieuses. Tour à tour, les trois « Personnes » de la Triade Divine : Oiw (le Père), Hu Kadarn (le Fils), Karidwen (la Vierge Mère), voient leurs rapports analysés. Puis l'auteur nous présente les fameux « cercles » du Monde : Anwn (l’Abîme), Abred (le Monde Terrestre), Gwenved (le « Monde Blanc » des Héros et des Dieux), Keugant (le « Cercle Vide » de l'Absolu).

Il nous montre ensuite que la théorie druidique du « Germe », cheminant par des milliers de formes d'existence ‑ du Minéral au Végétal, du Végétal à l'Animal, de l'Animal à l'Homme ‑ est plausible, et comment la science moderne a pu, par les multiples possibilités de l'appareillage scientifique et de l'observation rationnelle, démontrer la présence de la vie, agissante, active et évolutrice, dans les trois règnes constituant les « Cercles » secondaires de la Tradition Celtique : Anw, Gobren et Kenmil.

Enfin, près de 190 triades théologiques ou philosophiques (dont de nombreuses sont inédites), traduites du gallois ou du breton, viennent asseoir les conclusions de l'auteur et en confirmer le caractère traditionnel. Plusieurs chapitres sont consacrés aux rapports unissant les traditions hellénique et pythagoricienne à la tradition celtique, et celui traitant de l'Apollon Hyperboréen projette une lumière inattendue sur certains aspects du problème. Le Celtisme nous apporte une métaphysique plus qu'une religion mais, de ce rationalisme apparent, il se dégage la certitude en une éternelle et personnelle vie. Que demander encore ?

ISBN : 978-2-7033-0909-3 – Edition : Dangles 1977, 2011 – Prix : 20,90 € – 217 pages.

Avis : Le triangle écossais analogue au cyvail bardique de trois membres ; les trois colonnes analogue aux trois rayons ou aux trois cris créateurs primitifs ; les trois Maîtres analogues au druide, au barde et à l’ovate ; leurs positions déterminées par les positions du soleil diurne ; les deux grandes fêtes solsticiales hivernale et estivale ; l’Orient que désignent les menhirs pour une époque donnée équinoxiale ou solsticiale ; le pentagramme image de la cause première ; le maillet attribut du dieu Sukuellos . On à beau dire, mais toute cette ritualité est bien plus en phase avec cette théogonie druidique qu’avec la biblique qui fut imposée par le feu et le sang. Et l’auteur de nous démontrer qu’elle est scientifiquement plus démontrable que les superstitions vaticanes.

Par Rethy - Publié dans : Histoire
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