Partager l'article ! RÉSEAUX MAÇONNIQUES ET MONDAINS AU SIÈCLE DES LUMIÈRES: & ...
André Kervella
4ème de couverture : La Franc-maçonnerie, société initiatique, est aussi un réseau, et cela dès son origine. Après son introduction en France, elle se répand très vite dans les cercles mondains de l'élite. Pour la haute société (la jet set de l'époque), il est de bon ton « d'en être ».
Bien que les principes maçonniques recommandent plutôt qu'on reste éloigné des agitations sociales, ce sont les mondanités en apparence futiles ‑ salons littéraires, bals, jeux, ordres de société et clubs, dont ces élites sont friandes ‑ qui servent d'antichambre à l'initiation.
C'est ainsi qu'un immense réseau se forme à travers l'Europe, réunissant diplomates, nobles et grands bourgeois. Un réseau qui ne manque pas d'audace, puisque des femmes seront faites maçonnes dès les années 1730.
Avec cet ouvrage érudit, l'historien André Kervella nous emmène dans les coulisses de ce XVIIIe siècle mondain, où l'on croise les frères de Louis XVI, les princes de Rohan et même Voltaire, qui « maçonnait » déjà en Champagne bien avant d'être admis à la loge des Neuf Soeurs.
Pourvu de nombreuses notes et références, l'ouvrage s'adresse aussi bien à ceux qui s'intéressent aux débuts de la Franc-maçonnerie française qu'au grand public, qui y découvrira un des aspects trop méconnus de ce siècle des Lumières.
ISBN : 978-2-85829-508-1 – Edition : Véga 2008 – Prix : 20,00 € – 228 pages.
Avis : Dans cet ouvrage, l’auteur élargit la perspective ordinairement tracée dans les études classiques. Sans perdre de vue les aspects strictement politiques commentés dans La maçonnerie écossaise dans la France de l’ancien Régime, il propose au lecteur un voyage dans les cénacles, les cercles, les salons, les académies, les coteries, les clubs qui façonnent l'opinion du siècle dit des Lumières. Les francs-maçons aiment en être, du moins ceux dont le nom se lit dans les anthologies ou encyclopédies spécialisées : artistes, écrivains, musiciens, mécènes, ministres protecteurs des arts et des sciences. Pour certains, qui contredisent l'opposition ci-dessus, la loge est d'ailleurs à son tour perçue comme un cadre mondain, tant son avantage est de concentrer dans ses murs ce « beau monde » dispersé au-dehors.